Projet de report des législatives, les députés sous le feu des critiques

L’assemblée nationale du Burkina Faso est sous le feu des critiques depuis qu’elle a fait une recommandation dans le sens de proroger d’un an, le mandat des députés. Ledit projet est proposé le 6 juillet 2020 lors d’une plénière et soumis par la suite au président du Faso.  

Le projet qualifié de « lenga » par les internautes est une pilule qui ne passe dans le pays des hommes intègre. La prorogation d’un an du mandat des députés s’apparente à une recherche de profit qui ne se dit pas son nom. Après la tournée parlementaire sur le territoire national, les 127 députés sont unanimement pour le report des élections législatives de novembre 2020 en 2021. Ils utilisent le contexte sécuritaire pour justifier le report des élections. Une thèse qui ne tient vraiment pas débout ; car depuis 2016 l’insécurité est devenu presqu’un quotidien pour le peuple burkinabè. Il s’agit donc pour les députés d’user d’un subterfuge pour « tirer tout le jus du pouvoir ». Les législatives doivent être prolongées selon le parlement ; mais quand n’est-il de la présidentielle ? Il serait aussi injuste qu’une partie de la population vote le président du pays.
Des questions se posent dans ce contexte de report des législatives : si Rock perd le pouvoir aux élections prochaines, l’assemblée nationale doit-elle être dissoute ou doit–elle continuer à exercer si l’on prolonge le mandat des députés ? En un an le régime en place pourrait-il mettre fin au terrorisme ? Les députés sont-ils vraiment unanimes pour la prorogation du mandat ? Quand n’est-il de Bénéwendé Stanislas Sankara ? L’analyse de tous ces éléments nous pousse à affirmer que le Burkina Faso est un pays où l’illusion règne par excellence. Il est donc indéniable de dire que cette proposition relève d’un secret de polichinelle. Tout le monde imagine ce qui se cache derrière ce report ; c’est tout simplement un moyen de s’éterniser au pouvoir. On en a marre de l’incompétence du régime en place, on a besoin d’élections pour choisir nos nouveaux dirigeants. Le peuple a soif de dirigeants capables de faire renaître le Faso. Il n’est donc pas question de reporter les élections que ce soit législatives ou présidentielles. Il serait donc opportun de laisser la Comité Électorale Nationale Indépendant s’occuper des élections puisque c’est son rôle. C’est alors à la CENI de décider du maintien ou le report des élections.

Jeannine KAFANDO

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