Période d’hivernage: Les premières pluies occasionnent des inondations dévastatrices à Ouagadougou

Le début de saisons pluvieuses à Ouagadougou est un moment de véritable anxiété pour la population de la capitale burkinabè. Plusieurs quartiers, aussi bien populaires que résidentiels sont chaque année inondés, mettant à rude épreuve les populations. Au quartier Rimkiéta, le décor est ahurissant !

Dans la nuit du 08 au 09 juin, s’est abattue une grosse pluie à Ouagadougou rendant certaines routes impraticables et en isolant des quartiers devenus inaccessibles. Dans le quartier Rimkiéta, les habitants bravent difficilement l’eau et la boue pour rejoindre leurs domiciles.

Une rue de Ouagadougou juste après la pluie

Des voitures dans les eaux de pluie

C’est le désespoir qui se lit sur le visage des membres de la famille KONE, logée à l’entrée du dit quartier. « J’ai pratiquement tout perdu », nous a laissé entendre M. Alidou KONE, transporteur et commerçant de produit maraîchers. En effet, le moteur du tricycle qui lui sert d’engin de transport de ses marchandises est endommagé par les eaux. Le spectacle vécu était dans le quartier Rimkièta est désolant : un poulailler submergé par les eaux, des cadavres de volaille flottant sur l’eau, une cuisine extérieure qui a cédé aux eaux de la pluie, etc.
Très touchée par ce qui arrive à sa famille, Mme KONE n’a pas eu la force pour partager avec nous son ressenti. Dame KONE est désemparé parce que le riz de la famille, qui restait dans le sac est resté longtemps dans l’eau et n’est plus utilisable ; il en est de même pour la farine de maïs. La douleur de la famille KONE est visiblement intense en ce début de saison pluvieuse.
Des populations voient leurs commerces dévastés, leurs maisons submergées par la coulée de boue. Les éboulements des maisons moins résistantes sont courantes., Les portes de certaines habitations ont été défoncées par la force de l’eau et des personnes se retrouvent prises au piège dans les débris.
D’autres personnes se sont mobilisées pour déboucher les égouts de leur quartier afin de permettre l’évacuation des eaux. Aucune zone n’est épargnée. Dans es quartiers huppés comme dans les quartiers où habitent des populations à faibles revenus, les conséquences sont les mêmes. « Le problème, c’est que les caniveaux ne sont pour la plupart bouchés et inefficaces. Dans certaines zones de la capitale, il n’en existe même pas. Dans cette situation comment vous voulez que nos clients viennent vers nous ? Ça joue beaucoup sur les recettes », confie mademoiselle Amélie, vendeuse de fruits et de légumes dans le quartier Cissin de Ouagadougou.
Le constat est désoltant. Presque tous les quartiers sont touchés et il y’a surtout des zones à risque déjà identifié comme tels dans la mesure où chaque année, ce sont toujours les mêmes quartiers qui sont les plus touchés. Pour éviter que les populations desdites zones vivent toujours le même calvaire à chaque période d’hivernage, ily a donc lieu que l’administration travaille à avoir et à communiquer à temps aux citoyens , des prévisions météorologiques plus fiables, en vue de leur permettre de prendre à l’avance leur disposition pour éviter les conséquences désastreuses des inondations à répétition.

Nadiatou TRAORE

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